Certains enfants semblent maladroits, évitent les jeux moteurs, se fatiguent vite à l’écriture ou ont du mal à s’habiller, découper, faire du vélo ou organiser leurs gestes. Derrière ces difficultés, on peut parfois retrouver un trouble développemental de la coordination, aussi appelé TDC, anciennement souvent nommé dyspraxie.
Quels signes peuvent alerter ?
Un enfant concerné par un TDC peut rencontrer des difficultés dans les gestes du quotidien : boutonner un vêtement, faire ses lacets, utiliser des couverts, découper, colorier, manipuler une règle ou une paire de ciseaux.
À l’école, les difficultés apparaissent souvent dans l’écriture, la géométrie, le soin du cahier, l’organisation sur la feuille ou la lenteur d’exécution.
- Maladresse fréquente ou chutes répétées.
- Difficulté à apprendre les gestes nouveaux.
- Écriture lente, coûteuse ou peu lisible.
- Fatigue importante dans les tâches graphiques.
- Évitement des activités sportives ou manuelles.
Le rôle du bilan psychomoteur
Le bilan psychomoteur explore la motricité globale, la motricité fine, l’équilibre, les coordinations, le tonus, le graphisme, l’organisation spatiale et la manière dont l’enfant planifie ses actions.
Il permet de comprendre si la difficulté vient surtout du geste, de la posture, de l’organisation visuo-spatiale, de l’attention, de la confiance en soi ou d’un ensemble de facteurs.
Que travaille-t-on en séance ?
Le suivi psychomoteur vise à aider l’enfant à trouver des stratégies plus efficaces. Il ne s’agit pas seulement de répéter un geste, mais de comprendre comment l’enfant s’y prend, ce qui le bloque et ce qui peut l’aider.
Les séances peuvent associer parcours moteurs, jeux de coordination, activités de motricité fine, repérage spatial, graphomotricité et verbalisation des stratégies.
Psychomotricité, ergothérapie, orthophonie : qui fait quoi ?
Selon les besoins, plusieurs professionnels peuvent intervenir. L’ergothérapeute peut être particulièrement sollicité pour les adaptations scolaires, les outils numériques et l’autonomie fonctionnelle. L’orthophoniste peut intervenir si des troubles du langage écrit ou oral sont associés.
Le psychomotricien apporte un regard global sur le corps, le geste, l’espace, le tonus, la coordination et l’impact émotionnel des difficultés.
Votre enfant est maladroit, lent ou en difficulté dans les gestes du quotidien ?
Un bilan psychomoteur peut aider à objectiver les difficultés et à proposer des pistes concrètes d’accompagnement.