Tous les enfants tombent, se cognent ou renversent des objets. La maladresse fait partie du développement. Mais lorsque les chutes sont fréquentes, que l’enfant évite les activités motrices ou qu’il semble en décalage avec les enfants de son âge, un regard psychomoteur peut être utile.
Quand la maladresse devient gênante
On peut s’interroger lorsque la maladresse gêne l’enfant dans la cour de récréation, les jeux sportifs, l’habillage, l’écriture, les activités manuelles ou l’estime de soi.
Certains enfants entendent souvent qu’ils ne font pas attention, qu’ils sont brusques ou qu’ils ne s’appliquent pas. Pourtant, ils peuvent simplement manquer de repères corporels, d’équilibre ou de coordination.
Ce que le bilan psychomoteur explore
Le bilan permet d’observer l’équilibre, les coordinations, la motricité globale, le tonus, la latéralité, l’organisation spatiale, le rythme, la planification du geste et la confiance corporelle.
Il ne s’agit pas seulement de mesurer la performance, mais de comprendre comment l’enfant s’organise dans son corps.
Les conséquences possibles
Un enfant maladroit peut éviter les jeux de ballon, les parcours, le vélo, les activités sportives ou les situations de groupe. Petit à petit, il peut perdre confiance et se mettre en retrait.
La psychomotricité peut l’aider à reprendre plaisir dans le mouvement, progresser à son rythme et développer des stratégies plus efficaces.
- Travail de l’équilibre et des appuis.
- Coordination des deux côtés du corps.
- Repérage dans l’espace.
- Planification du mouvement.
- Confiance et plaisir moteur.
Que faire à la maison ?
Il est utile de proposer des activités simples, sans pression de performance : marcher sur une ligne, grimper, sauter, lancer, attraper, danser, construire des parcours avec des coussins ou jouer dehors.
L’important est de valoriser l’essai et le plaisir, pas seulement la réussite.
Votre enfant chute souvent ou évite les activités motrices ?
Un bilan psychomoteur peut aider à comprendre ses difficultés et à proposer des activités adaptées.